La Polynésie française est caractérisée par une diversité linguistique où les langues polynésiennes et le français se côtoient. Dans ce contexte, afin de favoriser un
bilinguisme et un biculturalisme harmonieux, l’école doit contribuer à leur maîtrise et à leur enrichissement réciproque participant ainsi à la valorisation et à la
transmission des langues et de la culture polynésiennes.
Selon les estimations, entre cinq et sept langues polynésiennes sont en usage en Polynésie Française. Elles sont désignées par le terme générique reo mä’ohi.
Plusieurs de ces langues se subdivisent en variétés. Elles appartiennent au sous-groupe polynésien (avec le maori, le rarotongien, le hawaïen…), et plus généralement à la famille austronésienne.
La langue tahitienne ou reo tahiti, parlée dans l’archipel de la Société, comporte le plus grand nombre de locuteurs. Avec la langue française, elle constitue une
langue véhiculaire utilisée dans les quatre autres archipels (Marquises, Tuamotu, Gambier, Australes) qui ont leurs propres langues. Les langues polynésiennes
orientales, y compris au-delà de l’espace géographique de la Polynésie française (ex. mäori de Nouvelle-Zélande, hawaïen, pascuan, etc.) sont très proches sur le plan morphosyntaxique, même s’il existe parfois des différences lexicales sensibles.
En parler une, c’est avoir des compétences qui prédisposent à la compréhension de toutes les autres. Langues de communication et de culture, elles doivent
être préservées et développées. Leur enseignement contribue à la réussite scolaire en permettant pleinement le développement langagier, affectif et intellectuel des élèves et en favorisant l’ouverture à l’autre. Il participe, aux côtés de celui du français, à la consolidation d’une compétence langagière globale. Par ses contenus et les moyens qu’il met en œuvre, il permet la formation de l’individu et du citoyen.